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Projet culture – petite enfance

Action d’espace intervient depuis 2010 dans les crèches de Montpellier

En 2019 – 2020, ce projet fait l’objet d’une convention tri partite entre la Cie Action d’espace – La Ville de Montpellier – Le Centre Chorégraphique National de Montpellier/Occitanie. Il concerne 12 crèches municipales et les structures culturelles Orchestre National de Montpellier, le MOCO, la Médiathèque Émile Zola, Les Maisons Pour Tous de Montpellier…

 

 

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Principes du projet :
 
* Contribuer au développement des qualités d’artistes des enfants.* Créer des liens entre des structures artistiques, des structures culturelles et des structures d’accueils des enfants.* Concevoir  une politique culturelle pour la petite enfance.

Description des interventions, orientation artistique et pédagogique:

L’activité des jeunes enfants est faite de courses, de sauts, de piétinements, de frappes, de chutes, de tourbillons. Cela se fait seul ou en groupe, par répétition, copie, défi, proposition, poursuite, arrêt… Les enfants circulent très spontanément entre cette activité pleine et des positions d’observation, de pause, de retrait.

Cette activité, support du développement de l’enfant, est l’expression même de sa vitalité. Sous le regard d’un chorégraphe, le contenu et l’organisation de cette activité s’approchent de la danse-action, d’une chorégraphie inventée dans l’instant. Pour être au plus près de la danse, pour rester dans un rapport ludique, l’approche de la danse pour la petite enfance se fait par l’incitation et de manière globale, dans un « bain » de danse. Au plus près d’une transmission culturelle, en partant de nos positions de danseurs et de leurs positions d’enfants, de nos jeux de danse et de leurs jeux de corps, nous fabriquons ensemble de la danse en action.

Le dispositif des séances propose une perméabilité entre les propositions de danse de l’intervenant et l’activité physique et ludique des enfants. C’est l’intervenant danseur qui affirme la danse, c’est lui qui invite les enfants ou qui se glisse dans leurs jeux physiques pour repartir vers la danse. Et l’on voit apparaître alors un comportement identique chez l’enfant qui glisse de son activité à celle du danseur, de la course à la danse, sans changer de posture et dans la globalité de son activité.

Les danseurs intervenants suivent une méthode pédagogique globale et « silencieuse ». La danse est transmise sans présentation verbale, sans découpage de la séance en exercice, en considérant enfants et adultes comme participants du même jeu, en laissant chacun aller et venir à son rythme. Les ateliers de danse sont pour les enfants un terrain fertile d’expression personnelle par le corps, un lieu partagé de culture.

Les propositions du projet :

* Des ateliers pour les enfants.

* Des rencontres avec les personnels des crèches pour échanger sur les ateliers, impliquer le personnel dans la démarche, transmettre les outils de cette démarche.

* Des plateaux partagés pour proposer un espace ludique de découverte, en lien avec les autres actions menées auprès des enfants (livre, peinture,…), dans lequel les parents sont invités.

* Des journées de formation pour le personnel des crèches municipales.

Intervenants
Chorégraphe : François Rascalou
Danseurs et danseuses : Lorenzo Dallaï, Karina Pantaléo, Nathalie Galoppin, Diane Peltier, Mathilde duclaux.

Musiciens-nes: Patrice Soletti, et la participation de membres de l’Orchestre National de Montpellier.

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Résidence IUT de Béziers

Le projet Nous aurons la liberté est né d’une demande de l’IUT de Béziers faite à la Cie, au printemps 2019, de concevoir un acte artistique sur le thème de la Retirada (mais qu’est ce que c’est….? faites comme nous plonger dans le labyrinthe de l’histoire!). Nous serons présents sur l’IUT à plusieurs reprises, répétitions, collecte de témoignages auprès des étudiants, performances, accompagnements des étudiants pour des recueils de paroles auprès des derniers témoins de la Retirada…Hier nous assistions à la projection du film Bolero-Paprika de Marc Menager pour découvrir un méandre tortueux de l’histoire franco-espagnole (avec jeux de mot)

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Nous aurons la liberté / acte artistique 2021

Dossier Nous Aurons La libérté

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La Retirada, fuite des Républicains espagnols vers la France en 1939, ouvre le sujet de l’exode de populations en lutte. Le spectacle évoque les mémoires vives et les mémoires enfouies en butte avec l’Histoire : La sensibilité du vécu ne se retrouvant pas dans la neutralité froide de l’Histoire. Le spectacle est une tentative de reconstitution d’histoires personnelles, multiples et uniques avec une caractéristique particulière, l’obligation de tout quitter pour aller vers un monde supposé meilleur. C’est une fouille, un chantier en construction, où la poésie croise les archives, où la danse croise le documentaire et ou des personnages historiques croisent les confidences des vivants. Les couvertures sont omniprésentes dans les images de la Retirada, durant les marches, puis dans les camps. Objets dérisoires et nécessaires à la survie, elles enrobent, se portent, s’étalent. On les retrouve ici comme point de départ du spectacle, constamment modelées et manipulées, elles constituent le dispositif plastique de la scénographe.

Contexte la Retirada : Qu’est-ce que c’est ?  Lorsque la Communauté d’Agglomération de Béziers, puis ensuite l’Université de Montpellier m’ont sollicité sur ce sujet, j’ai d’abord fait le constat que j’étais en quelque sorte inculte de ce volet de l’histoire. Un pan de l’histoire de l’Espagne, de la Catalogne, de l’Occitanie, de la France et de l’Europe. Je ne me souviens pas avoir abordé ce thème durant ma scolarité. Mais Franco meurt en 1975 et le silence alors perdure ? Certainement. A peine ai-je vu ou lu sur le sujet bien plus tard. Mais j’ai quand même le souvenir d’un premier choc « culturel » il y a une dizaine d’année, passant en Lozère, près du centre de vacances de mes étés d’enfant. Une plaque commémorative était posée là, à l’entrée du « Château » de Rieucros. Ce lieu où j’ai passé une partie de mes loisirs d’enfance avait été dès la fin des années 30 un camp d’enfermement*. On y parlait de républicains, d’espagnols, de femmes, d’indésirables. A l’heure ou l’on me sollicite pour faire œuvre de ce sujet, me viennent les questions : Pourquoi je ne connais pas la Retirada ? Dans quelle mesure fait elle partie de mon histoire ? Comment mettre l’art et l’histoire en regard ? A quoi sert l’histoire, les commémorations ? Que dire de l’exil, de l’exode ? L’impression de traverser à nouveau, comme pour le spectacle Les fils des hommes, l’Histoire avec « un Hache », une grande hache, pour citer Perrec. (F. Rascalou)

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Souffle / création 2018

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Souffle, un rituel onirique à ma manière, conté et dansé, pour une dernière danse dans les bras de mon père.

mots d’une spectatrice: « Je n’ai pas su vous dire hier combien j’ai aimé votre lumière, dense et sauvage. Danse. Et sauve ! Tout est beau , épais et grave et léger aussi . Comme un souffle, bien sûr . Comme on souffre . J’ai aimé que ça vibre, que ça tende. Entre deux rives . Ça répare . Merci de m’avoir amené là »

 » Voilà que mon père est mort.« Si je pars le premier pour une autre vie…», ses mots à lui, découverts dans un tiroir lorsque lui, sur son lit, malade et serein, et moi debout, connaissions l’issue. J’entourais son corps d’huile, j’en traçais le contour, je l’enveloppais de mes mains matin, midi et soir, tant qu’il le demandait, puis quand il ne pouvait plus dire. Ou seulement avec les yeux. Déjà quelque chose partait, je dis ainsi puisque je ne sais pas. J’aidais ce quelque chose à passer les murs, qu’il ne demeure pas enfermé ce bout de reste de vie. Je n’ai pas entendu le dernier souffle. Personne. Je ne sais pas où se trouve l’autre vie, faut construire tout ça, rester debout, un peu penché c’est sûr et plus élancé peut-être. Dire à l’enfant aussi, des mots simples et magiques pour dire la vie. Il faudrait voir cela comme une expérience, pas moins intense ni moins intéressante que toute autre étape de la vie. Avons-nous encore une danse, un chant, un être, un quelque chose qui nous lie en toute humanité avec la mort ? A quel âge suis-je devenu mortel ? Et à quel âge du monde mon ancêtre Sapiens est devenu mortel pour la première fois, a eu conscience de faire un geste, un dernier, pour l’autre et pour lui, a dit la chose-mort ? La perte de mon père, les effrois qui ont peuplé mes nuits et les questions que pose la mort, tout cela a fait naître en moi une nécessité impérieuse. Celle de faire spectacle de la mort, de la disparition, du deuil, de la consolation. J’ai alors écrit Souffle, un rituel onirique à ma manière, conté et dansé, pour une dernière danse dans les bras de mon père. » François Rascalou

 

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Équipe

Conception, écriture, scénographie : François Rascalou, assisté de Yann Cardin // Interprètes : Yann Cardin, François Rascalou // Textes : François Rascalou, Wolf Erlbruch // Regards complices : Christophe Châtelain, Alix Montheil // Production, diffusion : Fatma Nakib et Joséphine Songy

Aide à la production :
Le Moulin Fondu CNAREP – Garges-lès-Gonesse (95) – Les Ateliers Frappaz CNAREP – Villeurbanne (69) – Furies Art de la rue Pôle National Cirque en préfiguration – Châlons en Champagne (51) – Art ‘Zimut Association culturelle de territoire – St Céré (46) –
Lauréat « Auteurs d’Espaces » SACD 2018

Avec le soutien de :
DGCA Ministère de la Culture et de la Communication – Aide à la création – DRAC Occitanie – Aide à la création – Région Occitanie, Cie conventionnée 2018 2019 2020 – Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac (15) – Ville de Montpellier (34) – Rudeboy Crew – Festival d’Olt – Le Bleymard (48) – Université Montpellier 3 (34) – Association bout’entrain- Montpellier (34) – Com. Com. Lodévois et Larzac (34) – Le Pudding Théâtre (39)

contacts

//  Joséphine Songy productiondiffusion@actiondespace.fr 06 88 23 02 57 

//  Fatma Nakib administration@actiondespace.fr 06 77 16 97 33 

// actiondespace.wordpress.com


 

 

 

 

 

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Premier cri / création 2016

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Teaser vidéo FR                     Teaser vidéo EN

Deux hommes et deux femmes nous parlent de ce que c’est d’être père ou mère, de ce que c’est d’engendrer ou de leur décision de non, pas d’enfant, la fatalité, la nature, l’amour, le hasard, la nécessité. Ils nous prennent  par la main, nous reconnaissent, nous sommes d’une même tribu et nous aussi nous avançons. Et ils dansent sur un fil fragile, nous frôlent dans un ballet à ciel ouvert, s’arriment à nos bras, crient dans nos corps, nous confient les yeux dans yeux leurs quatre vérités, des vies différentes, un destin commun. Espoirs, doutes et certitudes, la danse les reprend, la musique nous entraîne, ils ne lâcheront pas la vie pour les ténèbres.

 

 

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Partenaires

Furie – Pole National des Arts du Cirque et des Arts de la Rue – Chalons en Champagne résidence septembre 2015 et Festival Furies // Mix’Arts Myris – Toulouse – résidence novembre 2015 / présentation dans les cadre de Des théâtres près de chez vous // Atelier 231 – Centre National des Arts de la Rue – Sotteville lès Rouen – résidence janvier 2016 // L’Atelline – Lieu de Fabrique des Arts de la Rue en Languedoc Roussillon – résidence avril-mai 2016 en partenariat avec l’Université Paul Valery Montpellier 3 // ARTO – Ramonville – présentation en avant-première // La Diagonale – Réseau Languedoc-Roussillon pour la création artistique en espace public // Le cratère – Scène Nationale d’Alès – Festival Cratère Surfaces // Association Beaumarchais SACD – bourse d’aide à l’écriture // Réseau en Scène Languedoc-Roussillon

La Compagnie reçoit le soutien de

La Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) Ministère de la Culture et de la Communication // du Conseil Régional Languedoc Roussillon au titre de compagnie conventionnée 2014-2015 // du Département  de l’Hérault au titre de compagnie conventionnée 2016-2017 //  de la Direction Régionale des Affaires culturelles (DRAC) // de la Ville de Montpellier //

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Les fils des hommes / création 2012

Les fils des hommes – Action d’espace 2019                en lire le texte                 et parcourir la presse
Vidéo!
Mon père s’est tu mais je ne sais pas où. C’est là que ça commence. Deux hommes sont dans la rue, l’un parle de la guerre d’Algérie, la guerre des pères, lui c’est un fils, il dit ce qu’il en sait. L’autre se tait et porte un cube, il en racle les murs, en frappe les rues, cherche un recoin où le caler, une ouverture pour l’encastrer, mémoire encombrante. Ils dérangent, ils déplacent, font corps avec les êtres, s’appuient sur les choses et dansent en silence. Puis les yeux dans les yeux, sortent les mots de tous les fils de la guerre, fils de Harkis, de Pied Noirs, d’Appelés, de Fellaghas. Et là aussi il y a des silences et des colères.

Le coup de coeur de M, le magazine du monde 28 06 2014  Voir la presse

 

 

 

 

 

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  • Équipe       Interprètes : François Rascalou et Yann Cardin  / Conception générale, mise en scène, objet, costume: François Rascalou  / Texte : François Rascalou à partir de témoignages recueillis auprès de fils de la guerre d’Algérie / Production : Action d’Espace – Brindille Diffusion /Diffusion : Fatma Nakib – Brindille Diffusion / Vidéo : Emmanuelle Cheyns /Administration : Action d’espace – Ardec.
  • Regards complices         Pierre Pilate – Cie 1 watt /Didier Taudière – CIA /Laure Terrier – Cie Jeanne Simone, dans le cadre de l’accueil en résidence à l’Atelline Lieu de Fabrique Arts de la rue Languedoc-Roussillon.
  •  Partenaires        Spectacle accueilli en prêt de salle à L’Usine lieu conventionné dédié aux Arts de la rue – Tournefeuille / Avec le soutien de l’Atelline Lieu de Fabrique Arts de la rue Languedoc-Roussillon /Collège d’Ambrussum-Lunel dans le cadre d’un projet de territoire aidé par le Conseil Général de l’Hérault /Lycée Victor Hugo-Lunel dans le cadre de « Demain en France » aidé par la Ligue de l’Enseignement /Institut Français de Oran et Cultures sans Frontières à Oran /Fédération des Œuvres Laïques 34 / Conseil Régional Languedoc Roussillon /La Chapelle / Conseil Général de l’Hérault / Ville de Montpellier

Pourquoi en venir à çà ?

       « En décembre 2009, à la recherche d’un livre à offrir à mon père, je choisis « des hommes » de Laurent Mauvignier, roman des hommes de la guerre d’Algérie. Mon père, comme tous nos pères, a combattu là bas, durant 28 mois, et n’en parlera plus. Avant d’offrir, je préfère lire. C’est un choc, une épreuve, j’en arrête la lecture, ferme le livre pour en perdre les pages, j’y reviens. A toucher le livre je me sens pris. Je ne l’offrirai pas.

        Oui, il y a la violence de la guerre, oui ce n’est jamais dit chez nous, oui c’est « de » l’histoire….mais non, ce n’est pas ça.  Alors c’est quoi ? Ça ne parle pas d’événements, de dates, de lieux. C’est des hommes, ils parlent, où ils en sont, où ils en étaient, leurs vies à eux, intimes, réelles, dans le chaos. C’était là-bas, c’est encore là, tous partis, ceux d’ici, et les autres, les harkis, les rapatriés. Et ceux qu’on ne verra pas, qu’on n’entendra pas, les « fells ». Là aussi. Et ça parle à tour de bras, une parole de tête, c’est incessant, ça couvre tout, en silence. Ça résonne en moi, comme une danse, un dessin d’espace, un  flot d’apparition d’individus, une nécessité d’attraper ça, de l’interroger dans des corps. Poser ça où je pourrai faire entendre le silence d’après. L’été 2010, un repas dans un champ, on a mis les nappes en papier pour le repas du village, je me trouve à table côte à côte avec H.G., paysan que je croise depuis l’enfance sans jamais avoir échangé une parole. Et là, venu de rien, de loin, du beau temps, du vin, « l’Algérie, je voudrais y retourner, mais c’est pas possible, je sais c’est pas possible ». Je suis pris, pétrifié un instant, et j’entends l’écriture, son rythme. Je demande alors, « Comment t’es parti, t’avais quel âge, on t’a dit quoi, par où t’es passé, c’était quoi … ? ». FR

« Les fils des hommes » est l’aboutissement d’une recherche menée depuis décembre 2009 sur la construction de la mémoire de la guerre d’Algérie. Parti d’une interrogation vers les « hommes », nos pères, ceux qui l’ont vécue, j’en suis venu à interroger les « fils des hommes ». Je suis un des fils. Quels sens, quelles postures, aujourd’hui pour des «fils de Harki, Pied noir, Appelé, Moudjahidin» ? Que faisons-nous de ces mémoires, de ces silences, de ces histoires, de ces images ? Comment les fils, aujourd’hui, des deux cotés de la méditerranée, construisent le présent et l’avenir avec ces legs ?