Au seuil de l’être (2007)

Au seuil de l’être – 2007

Un spectacle sous tension et à fleur de vie, dans l’énergie et l’incertitude de la construction, qui laisse place à des questions. Questions de corps, d’identités, de relations.La chorégraphie se construit sous le regard du spectateur. C’est un site d’écriture en temps réel. Un espace dans lequel les interprètes se risquent, entre contraintes : les règles d’un système chorégraphique, libertés : leurs propositions personnelles.


Une recherche sur l’évolution d’un système, un questionnement sur transformation/destruction, au travers de la création de systèmes chorégraphiques. Un système chorégraphique est une organisation graphique d’une action des interprètes dans le temps et l’espace de la scène.
Pour exemple, s’allonger l’un contre l’autre, suivant une organisation spatiale et temporelle déterminée, et de manière répétitive.
La résultante est une épure des actions.
La question première est celle de l’évolution d’un système et ici d’un système chorégraphique.
Evolution ou destruction ?
Quel est le seuil de transformation irrémédiable d’une forme ?
Une action nouvelle dans le système, devient un événement.
La répétition d’une action ajoute à sa capacité de sens particulier. Ou la détruit.
Ce n’est plus un évènement, ou plus seulement.
Cela devient un graphisme. Comme un refrain ?
Confronter les questionnements du fond à l’exigence de la forme.
Tracer des limites précises, un cadre. Pour une liberté infinie ?
Que cette base graphique dégage sa propre vie. Que les interprètes lui laissent cette opportunité, sans la brimer.
Alors se posera la question de l’état de corps dans un système, de la place des identités,
de frottements entre les êtres,
de mise en tension des relations….

Le processus.Le spectacle s’élabore comme un chantier, un site d’extraction à ciel ouvert.
Chaque cession de recherche et d’écriture donne lieu à représentations et chacune de ces cessions voit une intervention nouvelle (interprète, autre artiste, contrainte d’espace, utilisation massive de costumes, interférence avec lecture ….) dans le système. Une marge de construction-déconstruction est laissée vivante aux interprètes.

rascaloufrancois@free.fr

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