La formation de l’interprète.

«Je travaille sur la notion d’action, sur la continuité du corps dans le texte et dans le mouvement, et sur les intentions. Vérité des actions et vérité des intentions. Cela consiste à proposer aux interprètes dans un premier temps de se déshabituer de l’image qu’ils se font de la posture du théâtre et de la danse, c’est à dire à s’affranchir d’un état de corps et de masques pour revenir à eux, en eux. Très schématiquement d’abandonner un instant le personnage pour être d’abord une personne. Dans un deuxième temps je reprend les intentions de la pièces à partir de cette position de personne.Ce travail est abordé par un travail physique de mobilité et de fluidité à partir d’une position et d’une hauteur d’homme et de femme. Une approche en relation très souvent avec un partenaire, l’espace, le mobilier, pour ne jamais s’éloigner de la réalité de l’action.»  François Rascalou

Thématiques abordées pour la formation des interprètes, et particulièrement pour l’interprète en espace public.

  • Position d’homme et de femme. Nous sommes des êtres vivants, humains, l’interprète ne doit pas perdre cette réalité.

  • Hauteur de la personne. Chacun a une stature particulière et doit l’assumer. Les grands sont grands, les petits sont petits, chacun joue à sa hauteur et pleinement à sa hauteur.

  • Considérer l’autre, l’interprète, le spectateur, le passant, dans sa hauteur d’être.

  • Agir. Maître mot. Agir et encore agir. Devant la danse, devant le verbe. Nous sommes des êtres humains qui agissons par la danse, par le verbe, par toutes formes d’expression artistique.

  • Sensation / représentation. Faire une danse de sensation et non de représentation, idem pour le verbe.

  • État fluide entre action, danse, verbe. Un même corps pour l’action, la danse, le verbe.

  • Abandonner le placement, abandonner le centre. Abandonner « l’imagerie » de ces notions, expérimenter la globalité, les masses, les volumes, les césures, les liens du corps.

  • Disponibilité du corps. Les outils du danseur pour un mouvement fluide, puissant et sur le vif.

  • Fabriquer. Ne jamais refaire les choses, même identiques, toujours être un humain qui fabrique dans l’instant présent, à nouveau.

  • La distance aux choses et aux êtres. Se situer dans l’espace, en rapport au spectateur, en rapport au passant, sans perdre sa position d’humain et sa hauteur de personne.

  • Le contact et le toucher. Sur et avec le partenaire, le spectateur.

  • Le jeu et le confort de l’interprète. Trouver la position, le lieu, le temps pour son action, sans jamais subir. Ne jamais subir l’action et son environnement.

  • l’interaction avec l’autre, l’interprète, le spectateur, le passant, les choses, les sons, les événements. Toute présence, toute action dans l’espace public est traitée. Il y a choix de prendre ou ne pas prendre. Mais il y a choix.

  • L’improvisation. L’écoute, la lecture, le choix. L’autonomie de l’interprète dans le canevas de jeu.

  • L’insertion de l’espace public dans le jeu. Suivre son écriture en y insérant l’action, le temps, les personnes de l’espace public. Mettre en scène les « pépites » de la rue.

  • Savoir qu’on ne meurt pas sur scène, qu’on ne perd jamais et qu’on ne subit rien dans le jeu.

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